
Meredith d’Ambrosio with Frédéric Loiseau
Feat Paul McWilliams
« Midnight Mood »
par Philippe Desmond
J’avoue, je ne connaissais pas la chanteuse américaine Meredith d’Ambrosio, également artiste peintre et déjà 19 albums en leader derrière elle. Le guitariste Frédéric Loiseau a eu la chance d’entrer en contact avec elle grâce à un ami commun, homme de radio sur France Musique, le regretté Claude Carrière, considéré comme un des plus grands spécialistes de Duke Ellington. Échanges à distance et petit à petit l’idée de faire un disque ensemble qui va se concrétiser « J’entends ta guitare derrière ma voix ». Le « Great American Songbook » s’impose assez vite pour le répertoire, pas forcément, loin de là, les standards les plus connus. Dans la vidéo ci-dessous Frédéric Loiseau nous raconte cette belle rencontre et la naissance de l’album.
Meredith d’Ambrosio est née en 1941 et a tourné longtemps en duo avec son mari le pianiste Eddie Higgins. Son album Out of Nowhere (2000) a été nommé pour le Prix Django par l’Académie Française de Jazz. Ce n’est pas ce qu’on appelle une chanteuse à voix, elle reste toujours dans un registre délicat, elle aime les tempos lents, sa voix claire et pure se prêtant si bien aux ballades, sans renier les swings élégants. A 83 ans lors de l’enregistrement, elle a toujours cette voix sensible. Ce registre ne pouvait que s’accorder avec le jeu de guitare tout en en finesse de Frédéric Loiseau.
Frédéric est guitariste donc et il enseigne au CMDL, le Centre des Musiques Didier Lockwood, depuis sa création (voir la vidéo en fin d’article).
« Midnight Mood » , l’humeur de minuit, quand après une journée peut-être agitée tout est redevenu calme, le ton est donné pour cet album raffiné à écouter tranquillement loin du bruit et des tourments. La voix et la guitare se fondent, portées par la trame légère de piano de Paul McWilliams. On s’imagine avec eux, dans la même pièce, celle où ils ont enregistré ces dix titres quasiment d’un trait.
Laissez-vous porter dans cet album, intimiste et tendre comme en témoignent ces deux titres « Prelude to a kiss » de Duke Ellington, « Beaucoup kisses » de Frédéric Loiseau.
https://meredithdambrosio.com/



