Glen Scott : ORCASTRATUM

Chez : compunctio

par : Alain Flèche

Glen Scott : Piano, compo

Neville Malcolm : basse acoustique

Ralph Salmins : batterie

Eric Appapoulay : guitares

+ invités

Cela commence par un petit air plutôt classique mâtiné d’un peu de blues, bientôt enrichit de couleurs africaines qu’apporte la voix et le kora de Solo Cissokho . C’est un bouquet de sons que provoque cette rencontre, loin de tout formatage ‘world’ ; reflets d’un voyage en canoë, sur une mer de (bons) sentiments qui nous bercent entre langueur et introspection joyeuse.

Le bateau se transforme en bathyscaphe ; le son vient de l’autre bout de l’univers, ou du fond de l’océan. De la fumée odorante et chantante qui s’échapperait des bulles d’air éclatant à la surface d’une eau profonde et limpide.

Pas une raison pour somnoler ! Nous signalent le sax de Binker Golding et la voix de Berg. Des envolées autant gracieuses qu’intempestives, des vagues d’écume qui défont, défoncent et foncent les douces rides de la surface de l’eau, nous rappelant qu’il y a aussi de la vie, dessus, et dessous.

Pour clore ce bel petit (à peine plus de 30 minutes) opus britannique, ce sont Eric Bibb et Shaneeka Simon qui viennent pousser le bateau (la chansonnette) . On le devine, ils ne sont pas venu pour rien, et c’est une perle naturelle d’une bien belle eau qu’ils nous présentent là ; en forme de gospel cosmique avec de nouvelles vagues qui enflent jusqu’à plus haut qu’un ciel sans nuage.

Apaisé de cette musique étrange, différente, d’un autre lieu, d’une époque intemporelle… la brièveté de ce disque nous laisse tout désemparés, le temps d’ appuyer à nouveau sur la touche Lecture