Festival Franco-Italien de Jazz & Cinéma
Par Philippe Desmond
Forum des Arts, Talence le samedi 3 octobre 2026.
C’est la deuxième édition de ce festival organisé par l’association Notre Italie menée par Stefania Graziano et Stéphane Glockner. https://notre-italie.org/
Au programme de la littérature autour du cinéma, des films bien sûr et du jazz !
Conférence musicale :
« Ils et elles jouent du jazz, ils et elles sont italiens,
ils et elles sont venus jouer dans la région,
Action Jazz y était ! »

Rétrospective des jazzmen et jazzwomen venus jouer par chez nous avec des clichés des photographes d’Action Jazz : Lorenzo Petrocca, Flavio Boltro, Paolo Fresu, Federico Casagrande, Francesco Bearzatti, Luca Filastro, Rossano Sportiello, Dado Moroni, Giovanni Mirabassi, Stefano di Battista, Andrea Glockner, Roberta Sava, Francesca Tandoi, Nicola Giammarinaro, Roberto Gervasi, Antonio Farào, Alex Golino, Stefano Battaglia, Filippo Vignato…
Concert : ETTORE FIORAVANTI & ANDREA GLOCKNER
“UNWRITTEN”

ETTORE FIORAVANTI : batterie / ANDREA GLOCKNER : trompette basse, flûte
Andrea Glockner est un trompettiste basse, tromboniste, flûtiste originaire de Bordeaux où il a été successivement formé Talence, au Bouscat avec Sébastien Brebbia et Sébastien »Iep » Arruti, puis au Conservatoire Jacques Thibaud avec Jean-Pierre Duffau et Mathieu Tarot. Il a ensuite rejoint l’ Accademia Nazionale Italiana del Jazz de Sienne puis le Conservatoire d’Amsterdam. Il a son propre quartet et il joue aussi dans la célèbre formation Defunkt de Joseph Bowie.
Ettore Fioravanti est considéré comme un des meilleurs batteurs italiens, lui aussi a son propre quartet et joue depuis 40 ans avec Paolo Fresu. Il a collaboré avec de nombreux musiciens, Enrico Rava, Steve Lacy, Kenny Wheeler, Dave Liebman, Gianluigi Trovesi… Ettore a eu Andrea comme élève à Sienne.
Ils sont ensemble aujourd’hui pour un duo baptisé « Unwritten » où il vont se livrer à un exercice d’improvisation totale, de créativité instantanée, de connivence musicale absolue. C’est Ettore qui lance la conversation avec de toutes petites cymbales, Andrea le rejoint, c’est parti pour une heure de musique impromptue où tout se joue dans l’immédiateté, dans les regards échangés, dans les inflexions du jeu, dans les nuances. Du free jazz si l’on veut mais sans l’aspect dissonnant de certaines performances du genre ; free oui, jazz peut-être, peut-être pas. Différents climats surgissent, calmes, intenses, les mélodies ne sont jamais loin, jamais absentes, des références au jazz arrivent parfois, une ou deux mesures de Caravan, un St Thomas qui surgit par surprise pour se fondre dans un développement autre.
Très bel exercice de style que seule une complicité entre musiciens permet de fonctionner. Plus tard Andrea et Ettore me l’expliqueront. Ils ont chacun un « matériau » à la fois commun et différent, ils ont chacun de la technique mais mettre tout cela en jeu pour que la musique naisse n’est pas gagné d’avance. Certes, certaines et certains ont été un peu désarçonnés mais beaucoup ont apprécié de voir cette musique se fabriquer sous leurs yeux, de sentir l’osmose du duo. Un moment plus qu’intéressant.





