Capbreton Jazz Festival 2026 #1/4

Par Philippe Desmond, photos Vincent Lajus et PhD

C’était la 36ème édition du Capbreton Jazz Festival, sans interruption, même en 2020 le festival s’étant glissé en août dans un trou de souris des confinements du printemps et de l’automne ! A l’origine un stage/festival de contrebasse créé par le luthier Christian Nogaro, brutalement disparu juste avant l’édition 2014 (la première à laquelle j’ai assisté) le festival a connu différentes formules, différents lieux .

Depuis 2020 il est entièrement en plein air et a investi le jardin public de Capbreton au bord du petit fleuve le Boudigau se jetant dans le port débouchant sur l’océan . Tous les concerts y sont désormais gratuits (1) ou plus précisément offerts, grâce à la bonne volonté de la Ville de la communauté de communes MACS et du Conseil Départemental des Landes. Bernard Labat en est le directeur musical, entouré d’une formidable équipe de bénévoles, des services culturels et techniques de la ville et de techniciens.

Cette année le festival a investi la ville et a débuté dès le lundi avec la projection au cinéma Rio du film de Spike Lee, « Mo’ Better Blues ». Quelques établissements ont joué le jeu du off, ainsi le mardi la cabane de plage « les P’tits Bouchons » a accueilli le Biper Swing . Le mercredi au square Mouloudji s’est déroulée une battle participative de danseurs puis un bal sauvage avec Jazzy Hour’s Orchestra et Baïona Swing autour du foodtruck La Loca Locale.

Battle de quintets au Baya Hôtel

Action Jazz n’a pu arriver que le jeudi et cela pour la battle de quintets à laquelle je participais comme membre du jury. Une battle en toute amitié sur la terrasse du Baya Hôtel entre les membres du CombO’céan une formation de la région composée de 10 musiciens qui ont en son sein fabriqué trois quintets. Après un « Doxy » collectif en hommage à Sonny Rollins, Jean Trenque le leader animateur a lancé la battle. Les forces en présence :

YELLOW SABINE (Sabine Ansoud : voix / Samuel Jauny : piano / Seb Mathurin : batterie / Xavier Harlé : basse / Michel Lesgourgues : sax ténor )

 

RED BLUES (Marc Alibert : guitare / Samuel Jauny : piano / Seb Mathurin : batterie / Xavier Harlé : basse / et successivement Ray Layzelle : sax alto / Didier Grégoire : sax baryton / Jean Trenque : trombone )

 

PURPLE DEEP ( Jean Trenque : trombone / Ray Layselle : sax alto / Michel Lesgourgues : sax ténor / Didier Grégoire : sax baryton / Seb Mathurin : batterie )

Si l’idée est originale et dans un esprit plein de bonne humeur le répertoire n’en a pas été pour autant ordinaire. Ainsi Thelonious Monk, Art Blakey, Wayne Shorter, Sonny Rollins, Duke Ellington, John Coltrane et même Carla Bley ont-ils été de la fête ! C’est Red Blues qui l’a « emporté » d’une très courte tête, le public étant pour une fois d’accord avec le jury ! La soirée s’est poursuivie avec le formation complète sur cette terrasse si agréable en bord d’océan et alors que le soleil nous disait bonsoir. Une initiative très sympathique et de qualité montrant une fois de plus que le jazz peut aussi être amusant tout en gardant son sérieux musical !

Parallèlement le Yumeji Live band se produisait au restaurant Dodue lui en bord de Boudigau. Hermione Bayle : chant / Antoine Colombin : : guitare / Léa Barbier : basse / Léon Bonnaire : batterie

Galerie photos au Baya

(1) Le fait que le festival soit d’une part en plein air et d’autre part gratuit, a malheureusement un effet pas très agréable : le va-et-vient continuel de spectateurs se levant ou se plaçant, sans attendre la fin des morceaux, chose qui ne se produit pas pour les concerts payants et en salle… Et je ne parle même pas des conversations incessantes de certains, parfois même au téléphone. Un manque de respect des autres spectateurs et des musiciens qui mériterait une annonce en début de concert.