HENRIK ANDRE QUINTET – « STORMY RIDE »

5 étoiles

Label Tinker sortie le 10 Novembre 2023

Chronique de Martine Omiécinski le 21 Novembre 2023

Henrik ANDRE : Violon électrique, compositions

Irina LEACH : Piano, Fender Rhodes

Arthur TANGUY : Flûte traversière

Rémi HERVO : Basse électrique

Guillaume DOMMARTIN : Batterie

Henrik ANDRE est un violoniste et compositeur originaire de Nancy et installé à Nantes où il participe à de nombreux projets et a fondé différents groupes. Après sa formation au violon au conservatoire de Nancy, il est passé au piano pour s’ouvrir au jazz, il a même rendu hommage à Bill EVANS lors d’un spectacle scénique. Avec son nouveau quintet pour l’album « Stormy Ride » on le retrouve au violon, mais avec un instrument un peu spécial puisqu’il s’agit d’un violon électrique à 5 cordes, la cinquième pour les graves, qui lui permettent de profiter d’une large tessiture. Autre originalité il s’est aussi entouré d’un joueur de flûte traversière Arthur TANGUY donnant au quintet une couleur particulière. Quant au trio de base il est composé de la jeune et inventive Irina LEACH aux claviers, du phénoménal

Rémi HERVO à la basse et du non moins émérite Guillaume DOMMARTIN que l’on a pu applaudir dans d’autres circonstances notamment avec TEXIER père et fils !

Toutes les compositions sont d’Henrik ANDRE, le quintet nous offre un voyage musical aux sonorités multiples et joyeuses fougueusement interprété !

Mes morceaux préférés :

« Stormy Ride » : Vif, allègre, le violon d’Henrik ANDRE s’envole sur la solide rythmique de Rémi HERVO à la Basse et Guillaume DOMMARTIN à la batterie puis la flûte vive d’Arthur TANGUY prend le solo suivi d’un dialogue violon/flûte dont les sons se marient avec élégance, quant à Irina LEACH elle nous happe par son toucher mélodieux. Belle ouverture de cet album éponyme !

« Electric Mood » : Pour les chorus émouvants de violon et de piano, pour le rythme soutenu, les quelques accents des Balkans et la flute diserte.

« Incohérence » : Quelle maîtrise et quel groove de Rémi à la basse, quelle créativité de Guillaume à la batterie, quel plaisir que ce violon virevoltant, cette flute enjouée et ce piano assurant aussi le rythme de cette mélodie qui nous accroche vite. Contrairement au titre, tout cela me semble vraiment cohérent !

« La Cubazka » : Si en plus vous m’embarquez sur un tempo latino bien vif comment ne pas succomber : la basse magnifie ce groove et l’ancre en terre alors que la flûte part en sonorités aériennes, le violon s’affole et nous affole, le solo de batterie nous déhanche et le piano « mélodise » et part en live comme tous : belle liberté de jeu !

« Urban Jungle » : Le rythme est plus haché pour cette Jungle Urbaine foisonnante, la batterie et la basse plus dures, c’est rapide et impérieux, Irina amène au Fender Rhodes un peu plus de sérénité que le violon teinte de sonorités légèrement orientales, le solo de batterie (à dominante peaux) ravive l’histoire, quelle énergie !

« La llegada » : Mélodie très entrainante pour ce morceau final après une entame à la guitare aux légers accents manouches, le rythme devient serré et groovy en même temps, Irina très créative au piano nous cueille aidée par Arthur non moins créatif à la flute. Cette « arrivée » clôt l’album aussi bien qu’il a commencé et s’est poursuivi.

Ce quintet peu courant dans sa forme et dans son jeu est à écouter sans modération en attendant le « Live » !