EMILE PARISIEN
« FLOATING »
Par Cédric Pichot
SORTIE SUR LE LABEL ACT
Emile Parisien : saxophone soprano / Yaron Herman : piano / Linda May Han Oh : contrebasse, voix / Prabhu Edouard : tabla, percussions, voix
En concert le 16 octobre au Rocher de Palmer à Cenon
Né d’un mélange de styles, ce disque est la genèse d’une carte blanche donnée à Emile Parsien, pour sa sortie de résidence de deux ans, au théâtre de la cité à Paris.
C’est après ce concert, qui ne devait être qu’un one-shot, que la décision est prise de continuer l’aventure.
S’en suit deux sets, et l’enregistrement semble une évidence, direction le studio « Gil Evans » d’Amiens, et là, en quelques jours, le disque est gravé.
Spontanéité et engagement étaient les piliers de cette session.
Emile Parisien n’est plus à présenter, mais quand même, saxophoniste prodige, venu de l’école de jazz de Marciac, il a su depuis plus de vingt ans, collaborer avec les plus grands artistes de la scène européenne.
Ses nombreuses contributions, notamment avec Vincent Peiranni, en font un musicien à part.
Curieux de multiples univers, il fait le pas, sur cet album, vers une musique plus orientale, les tablas viennent magnifier le son de son soprano qui enrichi le paysage sonore.
Ce nouveau projet plonge Emile Parisien dans une nouvelle quête du bonheur et de l’apaisement.
Ce disque est très intime, et semble dénoter avec les derniers opus de l’artiste.
Emile a laissé en grande partie le travail de composition à Yaron Herman.
Il aime l’énergie de son jeu, et se laisser porter ne semble pas avoir été une contrainte pour lui.
L’album se découpe en onze pièces, chacune brillante et sincère, les mélodies sont jouées de manière très claire.
Sur ce disque, il n’est pas questions d’en mettre beaucoup trop, quoique quand même un peu, Emile réussi à trouver le juste milieu et l’abondance de notes n’est plus une fin en soi.
Et c’est dans une ambiance de musique de chambre que les thèmes vont s’enchainer, une vraie cohérence est faite dans le choix des morceaux.
Le premier opus est presque minimaliste, souplesse et romantisme sont au rendez-vous.
Cette mélodie, très douce vient charmer l’auditoire, le ton est donné, ce disque va être un enchantement.
La collaboration avec le joueur de tabla Prabhu Edouard, plonge l’ambiance dans une atmosphère indienne, sa manière de placer sa voix n’est pas sans rappeler Trilok Gurtu par exemple.
Sur ce disque, Emile Parisien a confié les lignes de basse à une artiste qu’il affectionne particulièrement depuis deux décennies, il apprécie sa manière de servir la musique, ce choix fut comme une évidence, Linda Han Oh complète cette formation.
Disque coup de cœur Fip, il en ait de même pour par moi.
Emile Parisien trouve une forme de rédemption et il nous la fait partager, ce disque fait du bien au corps comme au cœur.






