Soulac’n Jazz 2026 #2/4
Par Philippe Desmond, photos François Laroulandie, Maurice Grall (goûter jazz) et PhD
Vendredi 21 août
Le off : MISSWING Quintet
Front de mer

Goûter Jazz : « Et si le jazz m’était conté »

O’SISTERS Gospel Blues : les chanteuses Carla Closier, Elisabeth Closier, Corinne Becker / Michel Logvenof : guitare / Jean-Marie Peyrin : saxophone ténor / Thierry Dubreuil : guitare / Mario Perreira : batterie / Marie-Hélène Plassan: chorégraphe
Les enfants ont aussi leur place dans le festival, chaque année un goûter musical leur est offert dans la salle socio-culturelle. « Et si le jazz m’était conté » projet ambitieux en moins d’une heure mais surtout une manière d’emmener les enfants au jazz par la danse, le mouvement. Plus d’une cinquantaine sont présents dont ceux du légendaire Club Mickey de la station (que leurs parents ont eux-même souvent fréquenté dans leur jeunesse !). La toile de parachute proposée par la chorégraphe Marie-Hélène Plassan va instantanément aspirer les enfants au son du Gospel joué par le O’Sisters Gospel Blues. Au frappé de la batterie de Mario Perreira les enfants vont apprendre à suivre un rythme, à marquer des breaks puis vont danser au rythme du swing joué par tout le groupe. Une ambiance de fête, quelques graines de jazz semées par-ci par-là , un succès.
Le in : TREK QUINTET

Le in : L’ALBATROS

Prix de la Note Bleue au Tremplin Action Jazz 2026
Emilien PIETRELLI : guitare / Mathis BASTOS : piano / Paul-Alexandre LHOMME / Ephrem MAIRESSE : batterie
Après une pause « snacking » comprise dans le prix du billet, place au groupe qui, s’il n’avait pas remporté le Grand Prix, avait le plus séduit le public, l’Albatros. Leur projet musical découvert au tremplin se veut poétique autour d’un voyage deu grand oiseau, de ce qu’il ressent, de ce qu’il vit. Ephrem lance le récit « Un demi regard… » les autres enchaînent, guitare et piano inventent le reste de l’histoire, discutent, disputent, la rythmique ronfle gros. Dès le premier titre ont voit à qui on a affaire, d’excellents jeunes musiciens, le plus vieux, pardon, le moins jeune a 21 ans. L’écriture est travaillée mais tellement accessible, piano et guitare ont beaucoup de choses à raconter, de fort belle manière avec sensibilité romantique ou fougue. Le swing est là lui aussi, régulièrement, nous rappelant que c’est du jazz et du bon même. Un régal. « Respire, respire… », Ephrem se lance dans un flow, des allitérations habiles. Le public est accroché, comprend la musique, la respecte, ne l’interrompt pas par les applaudissements, souvent obligés ou systématiques. « Au dessus de la surface… » Voilà c’est fini. Bravo à ce quartet pour cette musique aboutie et maîtrisée.


