Crawfish Wallet Cellos Project à Jallobourde
« Des oursins dans les poches »
Texte et photos Philippe Marzat
Festival Jallobourde, Cestas le 23 janvier 2026
Nous voilà à Cestas pour la deuxième soirée du Festival Jallobourde millésime 2026. La Halle polyvalente du Bouzet s’est remplie assez rapidement pour le concert de ce soir mais avant, nous avons eu droit à la prestation en public de l’Atelier Jazz de l’École de Musique de Cestas.

Sur scène, cinq élèves de très bon niveau et qui s’en donnent à cœur joie. Ils vont nous offrir un mini concert d’une demi-heure démontrant leur talent, leur potentiel et le public apprécie beaucoup. Que des encouragements pour ces musiciens.
Arrive maintenant la deuxième partie de la soirée et le nom qu’arbore le groupe qui vient est bien connu dans la région ; c’est « Crawfish Wallet ».

C’est un voyage à la Nouvelle-Orléans, et une partie aux Antilles, auquel nous sommes invités. On retrouve dans leur répertoire toute l’ambiance de cette ville emblématique de la musique jazz depuis ses débuts. Dès les premiers morceaux on retrouve cet univers entièrement jazz.
On y est, les rues orthogonales aux trottoirs ombragés sous les balcons en fer ornés de plantes et de fleurs donnant une atmosphère d’ailleurs, d’autres temps. On s’évade déjà, dès le début du concert.
On y est et l’on oublie tout.
On imagine les cortèges lents ou rapidement saccadés selon la fête qui se déroule. Et quand le soir tombe, l’alignement des clubs de jazz animent les rues et attirent les passants venus vibrer au rythme de la musique.
On y est, à Jallobourde, les musiciens de ce soir nous retransmettent cet univers-là avec grand talent. Il y a la toujours souriante Amandine Cabald Roche au washboard, dés à coudre, tambourin et chant. Et quelle voix, quelle générosité. Au trombone on retrouve Gaëtan Martin qui joue avec de multiples sourdines pour offrir un maximum de sons différents. Au fond, là-bas, la présence de Fred Lasnier à la contrebasse éternelle. Là, sur le côté, l’emblématique banjo sous les doigts agiles et rapides de Jean-Michel Plassan. Et puis, cerise sur le gâteau (bon, en guise de gâteau, on ne mettra pas de cerise sur le Banana Foster), il y a sur l’autre côté de la scène le trio de violoncelles qui amène de la rondeur à l’ensemble sous les doigts experts des trois musiciennes venues du classique qui sont : Elisa Dignac, Emmanuelle Faure et Lili Richard.
On y est, vous dis-je. Même moi qui n’y ai jamais mis les pieds, j’ai vibré au moment de la reprise de Billie Holiday, l’incontournable « Strange fruit ». L’émotion était là.
On y est vraiment ! Je vous assure que Crawfish Wallet n’a pas des oursins dans les poches* mais plutôt de la générosité avec le public qui le lui rend bien.

Encore une bonne soirée proposée par Jallobourde !
* la signification du nom du groupe
Répertoire :
1 Give me a Pigfoot, 2 Blue Drag, 3 I like Pie?, 4 When I wish I Was in New Orleans, 5 I Hate a Man Like You, 6 Marie Laveau, 7 Dream’ing the hour away, 8 Deltab Bound, 9 Somebody Change the Lock, 10 I went to the levee, 11 Ti flamboyant, 12 Do you know what it means, 13 Make me A Pallet, 14 Sister Kate, 15 I hope You’re coming back to New Orleans, 16 Strange fruit, 17 I’m in Nola, 18 Ain’t Nobody’s Business, 19 Hé là bas, 20 Washboard Wiggles, 21 Waltz for all Soul, 22 Bis: Iko Iko, 23 Bis2; Alright Alright.
Chronique de l’album
Galerie photos Ecole de Musique
Galerie photos Crawfish Wallet






