Patrick Vanhée quartet au Colisée de Biarritz
avec Jazz & Swing
Par Philippe Desmond
Le Colisée, Biarritz samedi 28 mars 2026.
Patrick Vanhée : sax ténor, clarinette / Laurent Vanhée : contrebasse / Franck Jaccard : piano / Yann Pénichou : guitare.
Sous la bannière https://www.jazzsouthwest.fr/ les deux associations Jazz For Ever de Bordeaux et Jazz & Swing de Biarritz proposent régulièrement de très bons concerts. Action jazz a d’ailleurs conclu un accord de partenariat avec elles.
C’est à Biarritz que nous nous rendons cette fois dans la très jolie salle du Colisée, qui sera remplie ce soir. L’association accueille le quartet de Patrick Vanhée, saxophoniste et clarinettiste. Action Jazz a récemment publié une chronique de leur album « Cool ». Album « Cool »
Dans la région – et bien au delà – on connait le contrebassiste Laurent Vanhée. On connait moins son père Patrick qui lui n’a pas fait une carrière professionnelle de musicien mais a joué toute sa vie depuis l’âge de 6 ans où il a commencé la clarinette. Après une carrière professionnelle loin de la musique il s’est à 55 ans consacré au jazz, faisant partie des très bons « amateurs » comme le concert de ce soir va nous le démontrer. Il s’est donc entouré de son fils, du pianiste limougeaud Franck Jaccard une valeur sûre et de Yann Pénichou guitariste de la région très présent sur la scène jazz.
Le jazz qu’aime Patrick Vanhée est celui des années 40 à 60 mais comme on va le voir il est loin d’être fermé à d’autre périodes et styles. Dans son Panthéon il y a Billy Strayhorn, le bras droit de Duke. C’est avec son sautillant « Raincheck » que débute le concert, Yann Pénichou y assurant de temps en temps les percussions avec la caisse de sa guitare. Le lumineux « Tangerine » joué au sax ténor épaulé par un piano léger et une rythmique marquée précède une surprise, la ballade nostalgique de Keith Jarrett « Memories of Tomorrow » arrangée ici pour le quartet. Autre figure qui a influencé Patrick Vanhée, Gerry Mulligan et ici « Line for Lyons » joué en trio sans piano ; du pur cool West Coast. « Darn that Dream » en duo, « But not for me », le concert déroule, en délicatesse, cool.
Alors pourquoi pas la douceur d’une bossa nova ? La voilà, de Jobim bien sûr, « O Grande Amor ». Que ce concert apaisé est agréable, finesse, délicatesse sont au rendez-vous . Ce n’est pas « Afternoon in Paris » de John Lewis qui va nous prouver le contraire, le sax s’y fait velours, la guitare cristalline, le piano élégant, la basse enjouée.
D’autres titres suivent jusqu’au « Secret Love » en rappel demandé bruyamment. Un bon amateur oui, un très bon même et très bien entouré








