
Par François Laroulandie
Ostral Trio et ses invités en résidence au Rocher de Palmer, 13 mai 2026.
Le Rocher de Palmer accueillait la formation de Camille Rocailleux pour une résidence de trois jours durant lesquels le groupe a pu travailler ses nouvelles compositions et enregistrer trois nouveaux titres. Action Jazz les a rencontrés lors de cette dernière journée…
Camille Rocailleux, issu du CNSM de Lyon, fondateur en 2013 de la Compagnie E.V.E.R. (Eyes. Voices. Ears. Rythm) installée à Bordeaux, est compositeur, musicien et metteur en scène, artiste pluridisciplinaire exerçant dans les domaines du théâtre, de la danse ou du cinéma. Il est par ailleurs associé au Théâtre des Quatre Saisons de Gradignan.
Je découvre donc en passant par la porte de service du Salon De Musiques le Ostral Trio : cinq musiciens sur scène ! Autour de Camille Rocailleux, il y a Mathieu Ben Hassen (passé par le Conservatoire de Bordeaux et le CNSM de Lyon en percussions, compositeur, multi instrumentiste, chanteur), et la chanteuse « Pearl », de son nom de scène. C’est donc un trio à géométrie variable, auquel vont s’agréger des invités, et ce jour-là il y a avait Matteo Michelino à la guitare, et François-Marie Moreau à la flûte, au saxophone et au vocodeur (voice coder).
Au regard de la diversité d’instruments à leur disposition sur la scène, la polyvalence fait partie de leur culture. Outre les instruments à vent, flûte, saxophone, bugle, la famille des percussions est abondamment représentée avec vibraphone, marimba, des timbales que l’on a plus l’habitude de voir au sein des formations classiques, ainsi que d’autres accessoires percussifs. Un assemblage de timbres qui signe leur originalité, auquel il faut ajouter deux synthés, et un vocodeur, les voix, chant lead et choeurs (en français et en anglais) façonnant aussi la matière sonore.
Les compositions originales, au croisement d’influences jazz, pop, électro, house, mettent en scène une palette de timbres ouvrant vers des imaginaires d’espaces infinis et de voyage, invitations à la joie, sur des textes touchant l’universalité des sentiments humains. Et si l’électronique est bien là pour créer des atmosphères orchestrales, c’est avant tout l’implication physique des musiciens (percussions spectaculaires, chœurs incantatoires, jeux scéniques se jouant des codes) qui dégage cette énergie contagieuse, portée par l’assemblage des voix travaillées par le vocodeur, les nappes de synthés, le bugle et la flûte en envolées lyriques (‟Lostˮ), de la guitare et des relances rythmiques style dance floor (‟Love is callingˮ), d’un ostinato en pulsation électro (‟Sparkˮ), et en point d’orgue la puissance tellurique du duo de percussions.
A l’issue de cette résidence, reste à décrocher des dates, peaufiner de nouveaux morceaux, préparer un album (en 2027 ?).
Contact, administration : Aurélie Favre / ostraltrio@gmail.com / 06 89 33 28 90
Diffusion : Karine Estaban, admin@larouteproductions.com, 06 61 76 71 55
Coproduction Iddac, agence culturelle du Département de la Gironde, dans le cadre de l’expérimentation Association d’Artistes.







