
Par Cédric Pichot
@ Ismail Sentissi 2025 – Distribution Distrokid
Ismail Sentissi : piano, composition
Maurizio Congiu : contrebasse
Cédrick Bec : batterie
Maxime Berton : saxophone et arrangements
Roman Reidid : trompette
Luca Spiler : trombone
Mélodie de « Swampland » par by Elettra Legovini
Le pianiste Ismail Sentissi, d’origine marocaine, a grandi à Casablanca, et c’est avec cette culture nord-africaine, qu’il a sillonné les continents, avant de s’installer à Paris.
N’ayant pas toujours joué du jazz, c’est plus tard qu’il se tourne vers ce dernier, et ce, pour notre plus grand plaisir.
Pour son second album, Ismail nous délivre un manifeste de force et de puissance, dans un gant de velours, une poésie musicale et une force cosmique, je vous invite à lire la chronique du merveilleux premier album, écrite par Martine, sur ce même site.
Pour sortir du format trio de son précédent disque, Ismail enrichi la formation d’une section cuivre et bois (le saxophone fait partie de la famille des bois…et oui), ce qui apporte énormément de couleur et de chaleur au répertoire, composé exclusivement par le pianiste.
Le travail de composition est remarquable, les mélodies sont d’une limpidité envoûtante, tout semble si accessible à ce niveau de somptuosité.
Les arrangements sont du saxophoniste Maxime Berton, il parvient à mettre cette touche lumineuse, si magique, pour que chaque thème soit magnifié.
Le premier opus est un hymne au voyage, dès les premières notes, l’auditeur est transporté, le message est clair, nous faire découvrir d’autres contrées.
Le disque démarre avec le morceau, Sunny Delight, à déguster frais, clin d’œil au célèbre produit.
Le jeu de batterie incisif, de Cédrick Bec est clairvoyant, d’une finesse spectaculaire, il vient envelopper la mélodie d’un parfum suave, et il permet au saxophoniste de laisser libre court à quelques douceurs poétiques.
Les thèmes se succèdent et attirent tous l’attention, le jeu est très bien construit, et c’est dans un esprit de métissage, que le voyage se prolonge.
Les arrangements pour saxophone et trombone sont magnifiques, Maxime Berton n’a plu qu’à dérouler sa mélopée et le tour est joué, dans un esprit de World music, le disque se savoure à chaque instant.
Le deuxième morceau nous captive, il force l’attention, d’une puissance redoutable il laisse l’ouverture au saxophone est à la contrebasse de Maurizio Congiu, l’ambiance y est plus sombre, presque dramatique, mais la force d’écriture du pianiste vient contrebalancer cette noirceur, des ténèbres ne sortira que la lumière, ce deuxième thème est le titre de l’album, et il nous fait comprendre que tout est possible, maîtrise totale de la composition.
Vous l’aurez compris ce disque est un enchantement, écriture, arrangements, luminosité, clairvoyance, bref à déguster sans modération.
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