Avec la disparition d’Alain Barrabès, le jazz régional et bien au-delà, perd un de ses plus fidèles serviteurs.
Alain Barrabès, pianiste, saxophoniste était un vrai personnage dans le milieu, une figure historique. Membre de nombreux groupes il a écumé tous les lieux, tous les festivals, y étalant son talent et sa fantaisie.

Au sein du Black Bottom Jazz Band, de l’Euphoric Jazz quintet, du Kakal Band, du trio avec Jérôme Gatius et Guillaume Nouaux, des Voisins de Piano, du Jazz Chamber Orchestra, d’autres formations, qui ne l’a pas croisé avec son humour sur scène et son stride percutant ?

Derrière cette jovialité se cachaient cependant une exigence musicale et un perfectionnisme dont les autres musiciens peuvent témoigner ! Il jouait sérieusement mais sans se prendre au sérieux.

Les plus anciens l’avaient connu comme disquaire dans la Galerie Bordelaise, chez Bulle, à la Fnac pour finir chez Virgin.
Le jazz l’aura porté jusqu’au bout, arrivant lors de ses derniers concerts à lui faire oublier le mal qui le rongeait.

Que les musiciens déjà là-haut l’accueillent avec la même gentillesse que celle dont il faisait toujours preuve. Ça promet même de belles rigolades avec son arrivée !

Ses obsèques auront lieu le vendredi 13 février à midi au crématorium de Mérignac.