Capbreton Jazz Festival 2026 #4/4
Par Philippe Desmond, photos Vincent Lajus
Dimanche 5 juillet
Salade de Bruit avec le Circus
Nicolas Demouveaux : guitare / Thomas Desmartis : claviers / Hugues Briscadieu : basse / Clément Laborde : batterie

Deuxième concert proposé par le Circus, celui de Salade de Bruit un quartet pêchu jouant du funk instrumental avec un gros gros groove et dans une bonne humeur communicative. Le répertoire est fait de compositions originales aux titres bourrés de vitamines, aux noms de fruits et légumes : la patate, l’aubergine, le céleri, le citron, la truffe, l’échalote, l’ail, la cacahuète (de Soustons)… Le groupe maîtrise parfaitement cette musique généreuse et punchy, une belle surprise !
Le bel univers de Jî Drû et Sandra Nkaké

Jî Drû : flûte, vouivre harmonique, chant / Sandra Nkaké : chant, clavier / Mathieu Penot : batterie / Pierre-François Blanchard : Rhodes, claviers.
J’avoue que ce projet m’avait échappé et j’étais donc curieux de le découvrir en live. Et bien je n’ai pas été déçu, j’ai été tout bonnement enchanté ! La musique de Jî Drû mêle poésie et rythme, élégance et énergie, finesse et groove, acoustique et électro. Le quartet a inventé un univers bien à lui, porté par la flûte du leader et la voix sublime de Sandra Nkaké. Riches impros de flûtes et d’une insolite vouivre harmonique , épicées de bruitages et de percussions corporelles, sens du détail, fantaisies chorégraphiques, discours bienveillant, Jî Drû a conquis l’assistance. Sandra par sa voix, sa prestance a elle aussi impressionné, les deux se complétant à merveille. Aux claviers un Pierre-François Blanchard enjoué, qu’on a la joie de revoir après que son coude droit n’ait pas résisté à une chute de vélo ; tout se remet en place à son grand soulagement. A la batterie avec une pulse métronomique un impeccable Mathieu Pénot. Personnellement – et pour beaucoup – le coup de cœur du festival.

Rio 77 en final brésilien
Paula Mirhan : chant / Thomas Renwick : guitare / Rubinho Antunes : trompette / François Morin : trombone / Matthieu Huteau ;:saxophone / Rui Barossi : basse / Philippe Powell : piano / Christophe Bras : batterie

Traditionnellement le dernier concert du festival se veut festif et cette année il n’y aura pas d’exception avec le fantastique groupe franco brésilien Rio 77 . Dans l’esprit des formations telles que le Brasil 66′ de Sergio Mendes le groupe prospose ses musiques de samba, de funk et surtout de l’énergie. Emmenée par l’excellente et tonique chanteuse Paula Mirhan qui arrive à entraîner le public avec elle, la formation propose une musique flamboyante aux arrangements totalement maîtrisés et à la mise en place impeccable. A noter la présence d’un pianiste remplaçant aujourd’hui, Philippe Baden-Powell presque incognito, lui qui accompagne aussi Mélody Gardot… Au répertoire quelques reprises brésiliennes des compositions originales, une adaptation de « Mon ami » de Diane Tell et pour finir en partage avec le public le légendaire « Toda Menina Baïana » de Gilberto Gil terminé en déambulation ; une fête. Final brésilien victorieux musicalement, beaucoup moins footballistiquement !


Encore bravo et merci à Bernard Labat, Blandine, Bernard Merlet, Manu, Delphine, Véronique, Thomas, à tous les autres bénévoles, à la ville, à la MACS, au CD 40 et à toutes celles et tous ceux qui travaillent pour la pérennité de ce beau festival offert en cadeau au public qui j’espère en mesure la chance. Un big up aussi pour les techniciens son et lumières c’était parfait !
Capbreton Jazz Festival c’est fini, rendez-vous pas loin d’ici du 17 au 20 septembre au Anglet Jazz Festival présenté sur scène par son directeur musical Marc Tambourindéguy au côté de Bernard Labat son collègue capbretonnais. C’est beau la solidarité entre festivals ! https://angletjazzfestival.com/










